Pollution intérieure : nos meubles polluent-ils notre maison ?

Il est essentiel de connaître les sources de pollution de l’air intérieur. Selon certaines études, l’air intérieur est huit fois plus pollué que l’air extérieur. En outre, les gens passent la majorité de leur temps dans des espaces intérieurs. De nombreux polluants de l’air intérieur sont invisibles et peuvent être présents dans n’importe quelle pièce. Il existe quelques indices qui permettent de les identifier.

Quels polluants sont présents dans les meubles ?

Les meubles que l’on trouve dans les magasins ne sont pas tous fabriqués dans le même matériau et ne sont pas bon marché. Par exemple, il existe des meubles en bois massif et des planches de bois moins chères fabriquées à partir de sciure ou de déchets de bois. En outre, les produits utilisés pour recouvrir les meubles, comme les peintures, les résines et les vernis, augmentent encore la concentration de COV dans la maison. Sans le savoir, ils contribuent grandement à la qualité de l’air. Les COV sont définis de manière générale comme des composés organiques volatils qui ont la propriété commune d’être libérés dans l’atmosphère. Il s’agit d’irritants, d’allergènes, de substances cancérigènes, de mutagènes et de substances toxiques pour la reproduction, ainsi que de substances qui ne sont pas nocives pour la santé.

Comment identifier les meubles défectueux ?

Les aldéhydes comprennent le formaldéhyde, un gaz irritant, allergène et même cancérigène s’il est inhalé. C’est l’un des polluants de l’air intérieur les plus préoccupants. Malheureusement, il n’est pas interdit, mais on le trouve dans de nombreux produits et matériaux. Il s’agit notamment des phtalates dans les plastiques PVC, des retardateurs de flamme dans les ordinateurs et les téléviseurs, des insecticides, des répulsifs à tiques, des sacs et sprays anti-puces pour chiens et chats, des insecticides et des pesticides dans les sprays pour plantes. Des tests de poussière dans dix maisons ont montré que les phtalates sont partout. Les composés organiques volatils peuvent aussi être libérés par nos habitudes quotidiennes, comme l’utilisation de produits de nettoyage, de cosmétiques et de désodorisants.

Quelles sont les solutions à privilégier ?

Les tâches ménagères et le passage de l’aspirateur sont également des sources de polluants, notamment de poussières fines. Les activités générant de l’humidité, comme la cuisine, le séchage des vêtements et les bains, peuvent aussi contribuer à la pollution. Cela permet la propagation de moisissures et d’acariens, ainsi que d’allergènes et d’infections. Les boules de poussière peuvent en outre polluer l’air intérieur et libérer des allergènes. Il en va de même pour les plantes. Dans les deux cas, des pesticides sont également utilisés et une contamination par ces derniers peut se produire. La combustion de composés organiques volatils peut par ailleurs entraîner une pollution par des oxydes d’azote, des particules et du monoxyde de carbone.

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